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LA GEOGRAPHIE
L'immensité de l'ocean qui baigne ces iles fit d'abord appeler cette région du pacifique Sud ,"Terres océanes".Le nombres important de ces dernieres,au XXeme
siecle,parut si grand qu'on les rebaptisa Polynésie,du grec poly,nombreux et nisos,île,"Les îles nombreuses".Deux noms successifs qui expriment bien la géographie grandiose de cette portion du
monde dont la polynésie francaise occupe plus de 4 millions de km².
Ces terres émergées sont réparties en 5 archipels (Société, Tuamotu, Gambier, Marquises et Australes) composés de 120 îles disséminées. L'île de Tahiti, dans l'archipel de la
Société, se trouve à 17°32 de latitude sud et 149°34 de longitude ouest. Située entre la Californie (6 200 km) et l'Australie (5 700 km), elle est à 8 800 km de Tokyo
Acceuillants,généreux,humoriste et gentiments moqueurs,les
polynésiens sont de très bon vivant !Au moindre prétexte,ils empoignent tambours et "ukulélé",danse à perdre haleine et se retrouvent a déguster des mets succulent autour d'un four
tahitien.Pluriethnique, la population de Tahiti et ses îles rassemble des Polynésiens (83 % dont 20 % environ de “ demis ” ou métis), des Européens (12 %, métropolitains essentiellement) et des
Chinois (5 %, communauté dont l’implantation remonte à la fin du XIXe siècle). Tahiti et ses îles compteraient 245 405 habitants, dont 75 % d’entre eux demeurent aux Iles du Vent
(Tahiti, Moorea), la zone urbaine de la capitale Papeete (bande de 40 km de long environ), drainant à elle seule plus de 127 600 habitants.Dans cette société, la religion tient une place
importante. Les protestants sont désormais majoritaires (45 % environ), suivis par les catholiques (34 %) puis, dans une moindre mesure, par les mormons, adventistes du 7ème jour, sanito… Les
églises dirigent des organisations de jeunesse et jouent un rôle prépondérant dans la vie sociale et politique.
Par ailleurs, l’analyse démographique met en exergue un phénomène dit “ d’occidentalisation ” (allongement de
la durée de vie, diminution du nombre d’enfants par famille, etc.) que l’évolution des mœurs tend à confirmer, à travers une montée en puissance de la société de consommation.
De même, si une grande partie des Polynésiens converse encore entre eux en Reo ma’ohi parallèlement à l’usage officiel du Français, sa pratique courante a tendance à se perdre chez les plus
jeunes.
Malgré la modernité de la société polynésienne actuelle, l’accueil polynésien reste une coutume qui n’a pas
perdu de son authenticité ni de son panache.
LA FAUNE
Entre ciel et vagues, les îles polynésiennes sont un paradis des oiseaux et les eaux de
leurs rivages constituent pour les poissons, le plus fabuleux terrain de jeu qui soit au monde. Etapes favorites des oiseaux migrateurs, les îlots inhabités sont aussi l'abri sûr où nichent des
espèces fragiles.
On y voit des Frégates, grands oiseaux marins dont le mâle, lors des parades nuptiales, gonfle sous le bec un jabot écarlate, et des Fous à pieds bleus aux palmes couleur de ciel et dont les
énormes poussins duveteux courent se cacher, à la moindre alerte, sous les buissons de miki miki.
Les hauts des vallées sont livrés aux Salanganes, sortes de beiges mésanges dodues et aux Busards prédateurs, tandis que Martins Chasseurs et petits Hérons se partagent les bords de rivières vers
l'embouchure où, lorsque le soleil décline, l'Hirondelle de Tahiti trace ses arabesques sur le ciel.
Quant aux fonds marins, ils sont considérés par les scientifiques comme « le
plus riche aquarium de la planète ». Toute la région, depuis 2002, est d'ailleurs classée en ZEE (Zone Economique Exclusive), véritable sanctuaire où il est, entre autres, interdit de pêcher au
filet dérivant, ce qui vaut à la Polynésie française la plus haute distinction décernée par le WWF (World Wildlife Fund). Dans les lagons aux eaux de jade et de turquoise des archipels des
Tuamotu et de la Société où évoluent en un ballet magique quelques 800 espèces de poissons aux silhouettes précieuses et livrées bariolées, viennent jouer plus du tiers des espèces de dauphins de
tous les océans !
Parmi les dentelles de corail dansent des escadrilles de
Demoiselles couleur turquoise, tandis que passent, fantasques, Chirurgiens Bagnards à maillots rayés et Poissons Picasso boudeurs.
Sur les fonds miroitants tels des avions furtifs glissent les Raies Manta qui, dans un élan soudain, s'envolent vers le ciel et planent pour replonger à deux pas des placides requins de lagons
aux errances silencieuses. Les tortues enfouissent leurs œufs dans le sable chaud au bord des plages désertes tandis que les baleines viennent s'accoupler et mettre bas dans les baies sauvages
des Australes, des Gambier, Tuamotu et de la Société.
On y a dénombré jusqu'à 360 baleines à bosse !
Avec quelques 200 dauphins à long bec et 100 globicéphales.
La faune terrestre ?
Dans ces archipels dont l'île la plus grande, Tahiti, n'excède pas 1000 km2 de superficie, elle est succincte. Il y a fort peu d'insectes, pas de reptiles à l'exception d'inoffensifs lézards
geckos, pas d'animaux dangereux.
Hôtes clandestins des navires qui accostent ici depuis plus de deux millénaires, des rats à robe brune, friands de noix de cocos valent aux cocoteraies les anneaux métalliques protecteurs fixés à
mi hauteur des fûts élancés.
Pour le reste, les seuls animaux se limitent à ceux, domestiques, qui y furent volontairement importés depuis les origines, par les navigateurs : chiens, chats, chèvres, poules, cochons, puis
bovins et chevaux. Ces derniers, aux îles Marquises, sont à demi sauvages, libres dans les montagnes où leurs cavalcades en bandes, participent à la magie des paysages sublimes.
Les poules pondent dans les sous-bois, voire dans le sable de corail bouillant des atolls où guettent les crabes voraces. Les chèvres trottinent en équilibre sur les vertigineux abrupts, tandis
que d'entières familles de cochons, petits, noirs ou tachetés, trouvent pitance dans les forêts de mape, châtaigniers tropicaux, et gîtent entre les hautes racines des pandanus d'où il ne fait
pas bon les déloger…Ce que pourtant, à leurs risques et périls font les chasseurs, tant leur chair est savoureuse !
Porté sur l'océan par la brise, le parfum des fleurs annonçait aux marins la proximité des îles polynésiennes
bien avant d'en deviner la découpe acérée à l'horizon.
C'est dire la profusion végétale qui fait à ces terres bénies des dieux son éblouissante parure. Il suffit ici de planter un piquet dans le riche sol volcanique pour le voir bientôt fleurir et
porter des fruits, dans la tiédeur de l'atmosphère chargée d'humidité. C'est ainsi, dans les îles hautes du moins.
Entre monts et rivages, les arbres immenses y forment une voûte constellée de corolles
rouges, oranges, jaunes, blanches, au-dessus des routes et chemins bordés de touffes de auti, longues feuilles qui tranchent sur les haies d'Hibiscus multicolores.
En retrait, les jardins, plantés de grands manguiers, d'uru (arbres à pain), de goyaviers, d'avocatiers, de pommiers aux fruits en étoiles, et de dix variétés de bananiers, ne sont aussi que
cascades de bougainvillées rouges, blancs, jaunes d'or, violets, et frondaisons d'Ylang Ylang au parfum capiteux.
C'est à peine si l'on voit les maisons parmi les massifs d'oiseaux de paradis orangés et violets, d'héliconies, de balisiers rose indien, d'anthurium rouge vif, de buissons de jasmins et de
tiarés Tahiti, gardénia endémique et unique au monde dont la fleur blanche si parfumée est l'emblème de Tahiti et ses îles.
Aux flancs des montagnes couverts de courtes fougères et de pervenches de Madagascar roses et mauves,
s'agrippe l'orchidée sauvage couleur fuschia.
Dominant l'inextricable lacis végétal des hautes vallées livrées aux bambous, aux mape, châtaigniers tropicaux, aux fromagers impressionnants et aux pandanus dont les fleurs blanches se
dressent en gerbes énormes parmi des feuilles en pointes coriaces, surgit l'éclatante frondaison orangé vif des grands flamboyants. Et partout, des cocotiers par millions. 
Les cocotiers sont la parure des îles basses. Ils sont aussi leur manne car sans eux il n'y aurait pas vie possible. Sur les atolls, en effet, l'ingrat sol de corail, calcaire et sel mêlés,
l'ensoleillement constant et la rareté des pluies rebutent la plupart des plantes, sauf… le cocotier. Quelques arbustes l'accompagnent, tel le miki miki, le tafano à petites fleurs blanches,
ainsi que l'aito, « arbre au bois de fer », scientifiquement appelé Casuarina dont le feuillage si léger s'incline vers le lagon.
Si la profusion végétale des îles hautes est, à l'origine, due à la main de l'homme qui l'a amenée et plantée - aux ancestraux grands navigateurs d'abord, puis à quelques botanistes et à tous
les voyageurs qui ont accosté dans cette région du monde - c'est à l'océan, en revanche, que les atolls doivent leurs cocotiers. Abandonnées sur les rivages par les vagues après des mois
d'errances dans les courants, les noix germent… Et ont ainsi, peu à peu intégralement colonisé jusqu'au moindre îlot.
Certes, il y a sur les îles, moins d'espèces végétales que sur les continents, les scientifiques le soulignent. Mais leur profusion, leur luxuriance et l'infinie variété de leur floraison, sont
à la mesure de la magique beauté des paysages polynésiens.
La théorie désormais généralement admise situe en Asie du Sud-Est l’origine des vastes migrations ayant entraîné, il y a environ 4 000 ans, le peuplement du Pacifique par les populations polynésiennes.
Utilisant des pirogues doubles (à voile) en bois et fibres tressées, ces premiers
navigateurs intrépides, grâce à leur connaissance du vent, des courants et des étoiles, voyagèrent vers l’Est, colonisant les archipels du centre (Cook, Tahiti et ses îles...) entre 500 av. J.C
et 500 ap. J.C).
Ces grandes expéditions achevées vers 1000 ap. J.C donnèrent naissance au “ triangle polynésien ” composé de Hawaii (au Nord), de l’île de Pâques (à l’Est) de Tahiti et ses îles (à l’Ouest) et de la Nouvelle-Zélande (au Sud-Ouest). Les différentes langues employées dans ces îles et issues de la langue ma'ohi témoignent de l’origine commune de leurs habitants.
Au XVIe siècle Magellan, puis Mendana touchèrent respectivement l’archipel des Tuamotu et des Marquises. Cependant, c’est à l’Anglais Samuel Wallis que reste attachée la mémoire de la découverte européenne de Tahiti (1767). L’année suivante, le Français Antoine de Bougainville baptise cette île “ La nouvelle Cythère ”. Un an après, l’Anglais James Cook y débarque à son tour et prend possession des îles de la Société.
Tahiti et ses îles était alors divisée en plusieurs chefferies et royaumes et la cosmogonie polynésienne comptait différentes divinit és. Peu à peu, les missionnaires protestants et catholiques vont évangéliser les îles, alors que vers 1797, avec l’aide des Européens, un des chefs réussit à affirmer sa suprématie et crée la “ dynastie des Pomare ”.
Au cours de la Première et de la Seconde Guerre Mondiale (Tahiti se ralliera à la France Libre), de nombreux insulaires partirent épauler les troupes françaises.
En 1958, les EFO (Etablissements Français d’Océanie) deviennent la Polynésie Française.
Les années 1960 marquent un tournant pour Tahiti et ses îles qui, rapidement, va se trouver propulsée dans la modernité, avec l’implantation du CEP (Centre d’Expérimentation du Pacifique) en 1963 : afflux des habitants des îles vers Tahiti, essor des entreprises locales et du secteur tertiaire, hausse du niveau de vie, découverte et confrontation à une société de consommation jusque-là inconnue.
Dès le XVIIIe siècle, des navigateurs européens signalèrent la pratique du tatouage à Tahiti.
Interdit à l'époque des
missionnaires, il ne disparut pas pour autant. Support de l'identité culturelle ma’ohi, le tatouage polynésien privilégie l'emploi du noir au détriment de la couleur. D'inspiration géométrique,
végétale ou animale, souvent symbolique, il est arboré tant par les hommes que par les femmes comme une parure corporelle.
Ainsi, le tatouage, contrairement à l'approche "intimiste" occidentale, est fait avant tout pour être vu.
Depuis quelques années, Tahiti et ses îles a vu s'épanouir une jeune génération de tatoueurs particulièrement doués, dont les talents sont de plus en plus sollicités par les touristes de
passage et qui exportent désormais leur art en participant à divers salons à l'étranger. À l’instar du tatouage, la danse tahitienne, jugée trop érotique par les missionnaires, dut entrer en
clandestinité jusqu'au début du XXè siècle. Le “tamure” se danse en couple dans les dancings tandis que le “ori Tahiti” comportant des mouvements lents et rapides se pratique en groupe, au
rythme des percussions, des chants, des guitares et des ukulele. Puissance et charme, symbolique gestuelle, beauté des ornements (costumes, couronnes de fleurs) caractérisent la danse
tahitienne qui ne se limite pas aux spectacles touristiques mais demeure une pratique populaire, facteur de cohésion sociale, et dont le point culminant est le Heiva i Tahiti (fêtes de
juillet), au cours duquel concourent de nombreux groupes de danse. Témoignage de leur vitalité artistique, certaines troupes, se produisent désormais sur des scènes internationales.
La dextérité manuelle des artisans est extrêmement féconde et se vérifie dans les multiples expositions des archipels organisées tout au long de l'année. L'art du tressage produit
des merveilles dans les modèles de chapeaux, sacs, paniers et nattes. Les femmes des Australes sont passées maîtres dans cette discipline utilisant les fibres végétales du pandanus, du cocotier
ou du roseau "aeho".
Le goût de l'observation et l'amour de la nature se retrouvent
dans les somptueux "tifaifai", couvre-lits aux motifs végétaux ou ethniques cousus à la main. L'engouement des femmes pour cet élément de décoration typique des fare polynésiens témoignant
d'une réelle créativité, a suscité l'organisation d'une exposition annuelle du tifaifai, un vrai festival des formes et des couleurs. L'expression artistique se réalise aussi dans le travail du
bois, l'apanage des hommes. Pour cela on sculpte selon l'inspiration d'après des motifs ancestraux, graphiques et symboliques, dans des bois précieux, "tou" ou palissandre local, "miro" ou bois
de rose. Les Marquisiens excellent dans ce domaine en produisant de superbes pièces, lances, casse-têtes et "umete", fruitier pouvant servir de grand plat. On recourt aussi aux pierres
volcaniques, aux coraux, et même aux os pour façonner mille objets décoratifs ou utilitaires comme le "penu", pilon.
Enfin, le renouveau de la nacre perlière met en pleine lumière les nuances irisées des nacres polies. Leurs teintes changeantes et fascinantes en ont fait un élément de
décoration de choix pour magnifier les costumes de danses, ou pour en faire des bijoux chatoyants
Les 118 îles, somptueuses et toutes différentes, sont regroupées en cinq archipels aux caractères très
marqués, et dont les habitants adaptent le XXIème siècle, aux rythmes ancestraux de l’océan et du soleil.
L’archipel de la Société (constitué des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent) est un ensemble d’îles hautes tropicales ceinturées de lagons, dont la principale est Tahiti, la plus grande des
îles polynésiennes, avec Papeete
pour capitale administrative.
Tahiti dresse ses deux splendides massifs volcaniques, le grand, couronné de nuages, à plus de 2 000 m au mont Orohena, au cœur de Tahiti Nui, et le petit, dont le mont Mairenui culmine à 1300
m, en plein centre de Tahiti Iti.
Les deux îles, reliées par l’isthme de Taravao, évoquent une comète d’émeraude, dans le halo turquoise de leur étroit lagon.
L'archipel de la Société
L’archipel des Tuamotu-Gambier
L’archipel des Marquises
L’archipel des Australes